Le gouvernement vient de donner carte blanche à cinq collectivités londoniennes pour augmenter leur taxe d’habitation autant qu’elles le souhaitent, ce qui n’a rien de festif. Cette décision a été prise à la suite de l’annonce de l’utilisation d’une nouvelle formule pour répartir les futurs fonds publics afin d’en accorder une plus grande part aux régions les plus défavorisées d’Angleterre.
Cinq collectivités londoniennes (et une autre située juste en dehors de Londres) ont été autorisées à augmenter le taux de leur taxe d’habitation, car ce sont les zones qui devraient être les plus touchées par la nouvelle formule de financement du gouvernement.

Le nouveau système devrait être mis en place progressivement au cours des trois prochaines années, à partir de 2026. Les six collectivités concernées seront autorisées à augmenter leur taxe d’habitation au-delà de la limite habituelle de 5 % au cours des deux prochaines années, sans avoir à consulter leurs habitants ni à faire approuver cette mesure par les électeurs locaux.
Quelles sont les zones concernées par le nouveau système ?
Les conseils londoniens qui ont été autorisés à augmenter leurs taux d’imposition sont Kensington et Chelsea, Westminster, Wandsworth, Hammersmith et Fulham, la ville de Londres, et Windsor et Maidenhead. Ces zones spécifiques ont été identifiées en raison de leurs taux de taxe d’habitation « très bas ». Les ménages de certaines de ces zones paient actuellement entre 450 et 1 280 livres sterling de moins que la taxe municipale moyenne en Angleterre. Les ministres affirment que ce remaniement rendra le modèle de financement de l’Angleterre beaucoup plus équitable.