Le Royaume-Uni va bientôt avoir sa première « super-université », puisque deux universités se préparent à fusionner pour former un seul établissement couvrant des campus à Londres et dans le sud-est du pays.
Cette initiative, approuvée par le ministère de l’Éducation et l’Office for Students, vise à créer un établissement puissant capable de s’attaquer aux difficultés financières qui touchent l’enseignement supérieur britannique.
La nouvelle super-université de Londres : Greenwich s’associe à Kent
La fusion débutera le 1er août 2026, donnant naissance au troisième plus grand établissement d’enseignement supérieur du Royaume-Uni, avec près de 50 000 étudiants répartis sur les campus de Greenwich à Londres et de Kent à Canterbury.
Les deux universités garderont leur nom et leur identité, ce qui permettra aux étudiants de postuler séparément, mais elles auront une seule vice-chancelière, la professeure Jane Harrington de Greenwich, un conseil d’administration et une équipe de direction unifiée.
Tout le personnel sera transféré au groupe, ce qui promet une certaine stabilité dans un contexte de déficit affectant 45 % des universités.
Pressions financières sur les établissements d’enseignement supérieur
Annoncé en septembre 2025, ce modèle « deux en un » répond aux problèmes de trésorerie, le groupe le présentant comme un « modèle » pour d’autres institutions confrontées à des difficultés similaires. Le professeur Harrington insiste sur le fait qu’il n’y aura pas de perturbations pour les étudiants, mais seulement une résilience accrue, des recherches abordant des problèmes concrets et des opportunités de collaboration. Le ministère de l’Éducation soutient ce projet, le qualifiant de partenariat intelligent pour un enseignement et une recherche de haut niveau.
Les syndicats comme l’UCU s’inquiètent des licenciements, tandis que le personnel de Kent craint une dilution du patrimoine ; les fils de discussion sur Reddit font écho aux préoccupations concernant la lourdeur administrative, malgré une échelle rivalisant avec celle de l’UCL. Pourtant, les acteurs du secteur saluent cette initiative comme innovante, permettant de mettre en commun les ressources pour un meilleur financement, de meilleures installations et une meilleure compétitivité mondiale – pensez à l’élargissement des cours et des réseaux d’anciens élèves.
Ce que ça pourrait signifier pour les étudiants londoniens
Les futurs étudiants de premier cycle bénéficient d’une méga-institution s’étendant de la capitale au Kent, avec des installations Medway communes déjà en place. Les étudiants actuels sont rassurés quant à la continuité du programme, ce qui pourrait leur ouvrir davantage d’options sans le chaos d’une intégration complète.